lundi 8 février 2010

Lust, un roman d'Elfriede Jelineck.

Un animal se lève, il répond à l'appel et le jeune homme aussi est prêt à fouiller la dépouille de cette femme à la recherche de quelque monnaie. Enfin quelque chose d'autre, de nouveau, d'inconvenant, d'inattendu, que l'on pourra plus tard glisser dans une banale pochette-causerie cousue de fil blanc. Les camarades de la corpo ont eux depuis belle lurette capturé leurs premiers ennemis et jeté sur leurs épaules les peaux qu'une mère aimante autrefois étrillait. Enfin on va pouvoir jeter en pâture à ses propres désirs qui tirent impatients sur la laisse, quelque chose de consistant que l'on s'est soi-même taillé dans la chair de l'autre. Pour devenir grand et fort, et entrer un jour dans le ballet des gros poissons qui nagent dans l'océan des cabinets directoriaux.

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