dimanche 21 février 2010

Qu'est mon néant auprès de la stupeur qui vous attend?

Texte et mise en scène d'Olivier Bordaçarre.

De là, on sort les jambes flageolantes, le souffle coupé, le cœur au bord de l'implosion. Sans voix, sans mot. Car qu'y aurait-il à rajouter? Tout nous a été raconté, tout nous a été expliqué, tout nous a été hurlé. Qu'y aurait-il a dire encore?
Elle est là, Anna, seule, la dernière peut-être, les yeux hagards et le corps ravagé, les pieds dans la poussière... elle a encore un peu de forces, Anna, pour nous raconter son histoire, la nôtre... et elle ne taira rien, elle y mettra tout ce qui lui reste de folie, à nous la montrer, à la partager... Et si elle y distille quelques métaphores, ce sera pour gueuler plus fort encore son déchirement. Jusqu'à l'écœurement.
Puis elle s'en va, Anna, avec sa petite musique, dernière relique de civilisation.

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