vendredi 30 avril 2010

Annie Saumont, Moi les enfants j'aime pas tellement.

Des nouvelles courtes percutantes, aux chutes acérées. Des histoires d'adulte à hauteur d'enfant, ou d'enfant à hauteur d'adulte. Des histoires d'êtres abimés habités d'illusions et rattrapés par une réalité sauvage. Des êtres malmenés par un passé qui s'agrippe à leur cœur comme une sangsue. Des enfants-roi, ou des enfants victimes, des enfants soumis ou des enfants cruels. Des récits et des voix qui se croisent et se mêlent.

« Il a décidé, On va retirer nos fringues, avec Ugmar on se mettait nus dans la cabane. Gilles était mince et lisse et blanc. Ensuite, nue et sans honte elle avait dit, Ne pleure pas je t'en prie. Elle a serré Gilles dans ses bras. Le pénis dur et tendu est entré en elle. Du sang a coulé. Ça a fait mal. A peine.
Elle dit qu'elle a cru un moment détenir le remède au malheur de Gilles. Comme un pouvoir magique. »

2 commentaires:

  1. J'ai tant et tant entendu dire et répéter, dans des milieux dits littéraires, qu'Annie Saumont ce n'était pas écrit, pas "travaillé", pas abouti que j'éprouve toujours un infini plaisir à constater qu'elle peut aussi être appréciée à sa juste valeur...
    Amicalement...

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  2. mes amitiés poème magnifique.
    cordial
    Robin
    www.art-nail.com

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