Tes yeux scrutent à travers le bois sombre
Le corps que l'Aragon t'a arraché
Et ne perçoivent que l'homme désiré
Le corps qui édifiait ton ivresse
Le corps sur lequel tu épanchais ta flamme
Car tes yeux savent votre union enfin retrouvée
Lui qui la nuit envahissait tes songes
Lui l'absent de ta couche
Lui ensorcelé par de sombres anges blonds
Circés qu'il te fallut châtier
Mais bientôt tu savoureras sa peau adorée
Te blottiras contre sa chair mordorée
Jusqu'à ce qu'un impudent
Reposant le couvercle
Te prive de son odeur
Tu les as oubliés ceux qui te pressent
Car comment pourrais-tu l'ensevelir
Le livrer aux succubes et aux diablesses
Jeanne la Folle, Francisco Pradilla y Ortiz, 1877Tes yeux scrutent à travers le bois sombre
Le corps que l'Aragon t'a arraché
Mais dans le vent glacé de tes terres
Tu ne les entends pas ceux qui te préparent
Au château
L'antre d'où personne ne t'entendra plus pleurer

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire