(…) ma langue, sa langue... nos langues. Je sens ma raison me fuir comme à chaque fois que Babyface m'effleure, du bout de sa langue m'effleure. Mon corps à nouveau coule dans le lit et la langue de Babyface lèche mes tétons, rampe le long des mes flancs, sommant mes cuisses de s'écarter, parce qu'elle est mûre pour se laisser engloutir. Ouverte. L'attendre. La happer. La faire fondre sur la langue de mon abandon. Mais la langue, petite souris flairant un piège, tourne et tourne et tourne autour de l'humidité fiévreuse de ma source, mettant à vif la prière de mes désirs... Puis, alors même que je ne l'espère plus, ses lèvres se posent, voraces, sur les berges de ma forge livrée ; la braise du bout de sa langue caresse la mèche de mon attente... et c'est l'incendie.
lundi 21 mai 2012
Un extrait de Babyface, de Koffi Kwahulé, pour la beauté de la langue.
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire