Ils sont sept, trois femmes et quatre hommes. Les corps se croisent, se rejoignent, s'effleurent, se heurtent, s'éloignent, se fuient, se soutiennent, se défilent, s'entrechoquent, s'épousent, s'éjectent, se tendent, se replient, s'invitent, se toisent... Les regards sont chargés d'expression. Les corps sont beaux. Le titre est beau.
Et pourtant quelque chose ne passe pas. Il y manque un véritable courant de désir, il y manque de la chair. Parce que c'est trop parfait. Parce que la qualité technique est trop visible... et de ce fait, les corps ne paraissent jamais meurtris, jamais en souffrance. La douleur est feinte et cela se voit. Ce qui nous empêche d'aller jusqu'à eux... on reste à s'extasier sur les prouesses techniques, la virtuosité, l'absolue maîtrise des corps... sans jamais toucher du doigt ce que -sans doute- ces corps avaient à nous dire.
lundi 10 mai 2010
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