dimanche 2 mai 2010

Sur un air de Corneille

La Fontaine de jouvence

Orages! Ô mes espoirs! Ô jeunesse et amie!
N'ai-je enfin pour tenue que cette étole impie?
Et puis-je m'alanguir sur ces lits envoutés
Et voir en un jour fleurir tant de voluptés?
Mon sein sec qu'avec honte l'amant dédaignait,
Mon sexe qui tant de fois révulsait ce niais,
Tant de fois ruinait mon pauvre corps aux abois,
Ravissent donc les queues, font le bien en moi?
Ô suaves parfums de mes printemps retrouvés!

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